30 décembre 2015, nous arrivons à
Bequia, (prononcer békoué) la plus grande île des Grenadines. Admiral Bay
fut autrefois un des points névralgiques de la marine anglaise. C’est devenu un
haut lieux touristique : à l’entrée on serait tenté de rebrousser chemin
devant les paquebots de croisière d’où débarquent des milliers de touristes.
Plus près de la côte et occupant le moindre recoin, ce sont près de 400
voiliers qui s’entassent dans cet abris naturel, bien protégé de la houle, mais
pas du vent, de fortes rafales accentuées par l’effet venturi nous
obligent à avoir un bon mouillage. Alors que karacool s’avance
tranquillement au moteur un “boat boy“ ne tarde pas à nous rejoindre pour nous
proposer un “mooring buoy “, 60EC$ (dollar caraïbe) soit presque
20€ ! Les prix ont bien changé depuis mon premier passage en 1978….Un peu
plus tard avec les formalités de douanes l’addition va s’avérer salée !
Mais bon on est en fin d’année, nous recherchions un endroit festif pour
enterrer 2015 , alors laissons nous charmer !
A 3h00 de l’après midi, le soleil des tropiques nous brule les épaules,
l’eau cristalline (on se demande comment) déploie sa palette de turquoise
et nous sommes heureux de retrouver un peu d’agitation après ces quelques
semaines plutôt cool !
Annexe à l’eau, nous nous dirigeons vers le ponton des annexes qui
ressemble à un parking de supermarché une veille de nouvel an !
A peine débarqué la magie s’opère : on est plongé dans un
« melting pot » hautement contrasté : pour la vue, marché de
fruits exotiques tenu par des créoles au grand sourire, marchés de bijoux
artisanaux avec leurs vendeurs rasta, mais aussi étal de t shirt bariolés
made in china et boutiques de mode haut de gamme : pour les narines,
senteurs d’épices et relents de crasse et enfin pour les oreilles, klaxon
et pétrolettes devant des bars qui balancent de la musique pop….
Le touriste déambule, smartphone fixé sur sa perche « selfie», sous
un arbre un peu à l’écart quelques locaux semblent se désintéresser de tout cela,
une bière à la main et une cigarette aux relents de marijuana.
Bienvenue
à Bequia….
Un peu plus loin, en bord de mer, des petites
cases multicolores, encore des bars restaurants et enfin quelques belles
demeures d’allure coloniale. Une petite corniche piétonne en béton a été
construite pour préserver le passage, tout au bout, il reste encore quelques
plages de sable blanc bordées de cocotiers …voilà le décors est planté .
J’avais le souvenir de cette escale mythique, en 1978, lors de ma
transat : impossible de retrouver des repères, mais pourtant le charme est
toujours là !
31 décembre 2015, nous avons réservé dans un de ces restaurants du bord
de mer que Chantal a flairé avec justesse : les festivités ne commencent
qu’à 21H30. On se fait un petit film dans le carré de Karacool avant de faire
sauter un bouchon de champagne de Californie et de sauter dans l’annexe…
menu très correct et orchestre steel band au programme.
Minuit ! Coup de tonnerre, le feux
d’artifice commence : Admiral Bay est en fête avec ses centaines de
bateaux illuminés et le ciel zébré de scintillements multicolores. La fête
continuera pour nous jusqu’à 3h du mat en sirotant des Pina Colada et en
se trémoussant aux rythmes du regae L’ambiance est toujours là.
! HAPPY NEW YEAR !
C’est notre premier réveillon sur Karacooll.
Lors de notre premier repas de 2016, en
tête à tête, Chantal et moi avions une pensée émue pour notre famille et
nos amis, si loin de nous. Sachez que nous ne vous oublions pas et que nous
vous aimons tous très fort.
Nous attendons avec impatience le 30 juillet pour se retrouver,
avec tous ceux qui le pourront, au mariage d’Antoine et Solène.








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