vendredi 29 janvier 2016

Extraits du journal de bord, Janvier 2016


Dans les jours qui suivent, notre remontée sur Saint martin :  Voici quelques extraits du journal de bord 


Avec une météo de rêve : mer belle, alize force 3 à 4 de nord est, Saint Vincent et Sainte Lucie déroulent leur paysage verdoyants mais nous ne nous arrêtons qu’à Rodney Bay pour une petite nuit de repos. Le lendemain les 22 milles nous séparant du Marin en Martinique, sont avalés en à peine plus de 2 heures à la belle moyenne de 9,5nds : les voileux  apprécieront la performance.




En Martinique, nous retrouvons Philippe et Jeannie, des admirateurs de karacool qui le connaissent parfaitement pour l’avoir ramené en méditerranée par l’atlantique nord.

Avec un alizé de plus en plus en panne et une mer toujours aussi belle, nous prenons l’option de remonter la Martinique par la côte Est. Pas de chance, la pluie s’invite à la traversée et une énorme masse nuageuse réduit la visibilité : nous avons l’impression de naviguer dans les brumes de la mer du nord ! Cerise sur le gâteau, le verrin hydraulique tribord se désunie du safran… il nous a fallu une petite demi heure de stress avant de maitriser la trajectoire de Karacool au milieu des récifs et de trouver refuge à la Trinité ! Non, non, ce n’est pas une blague, c’est le nom d’une des  sous préfecture de la Martinique . La réparation sera très simple : plus de peur que de mal et en tout cas belle expérience.

Le lendemain le vent est encore plus mol et grand largue : première fois depuis nos navigations aux Antilles que nous sommes en panne de vent et contraints d’utiliser le moteur en plein océan… il y a de l’eau devant, nous en profitons pour enfin sortir le spi… encore un domaine où il nous faudra du temps et de la patience pour maitriser la chose…mais ça promet !


La Dominique, Prince Ruper Bay, rencontre avec l’un des plus beaux yacht de la planète, du moins le plus atypique : avec un design signé Philippe Stark, ce yacht bardé d’inox et de surfaces vitrées, émet des reflets semblables à une pierre précieuse ; la nuit les mouvement de la mer renvoient des éclats de lumières multicolores.  Bel objet, comme un mac, car devinez qui est le propriétaire : notre défunt Steve job ; voilà comment sont investis une parties des bénéfices de la pomme !

En Guadeloupe, nous faisons connaissance avec Jo et Marie, qui naviguent depuis peu sur un Océanis. Eux aussi sont des adeptes de Karacool et se souviennent avec émotion de  la Casamance sur Karacool. Jo, électricien de métier, a passé quelques heures sous la table à carte : il va me donner quelques tuyaux bien utiles !
Basse Terre avec une visi exceptionnelle, La Soufrière est à G

Dany et Jean claude sont venus de Marseille pour une petite après midi sur Karacool

Aqualodge aux Saintes, pour ceux que le bateau rebute...

Passage du Cap de Basse terre, au moteur...

Ilet au Gosier, mouillage très sympa en Guadeloupe

Petite escapade de terrien pour refaire le plein de la cambuse et revoir nos amis Esther, Jean et leur petite Margaux agée de 6 mois.
On en profite pour faire une plongée à Bouillante et découvrir la chasse au poisson lion : le superbe et dangereux ptéroïs qui a colonisé la mer des Caraïbes  ne rencontre qu’un seul prédateur , le plongeur en bouteille et sa fouine!

Après une dernière nuit au mouillage de l’Anse à la Barque, les 180 miles qui nous séparent de St Martin, nous offrent 2 jours de belle  navigation. Avec un petit alizé de 2 à 3n par le travers, Karacool s’offre des petites pointes à 13  14 nds dans le plus grand confort.

Nous voilà enfin à Marigot Baie, Marina Fort louis, où nous avions prévu d’y arriver en novembre ( mais on a pris le chemin des écoliers..) pour y récupérer le matériel que nous avions fait expédier  de Métropole : une cantine d’effets personnels, un nouveau frigo, une éolienne et une machine à laver…nous allons ressortir la caisse à outil et l’huile de coude !
au milieu du frigo et de la machine à laver

Ce soir au mouillage, l’alizé a repris de sa superbe avec des pointes à plus de 30nds ; sûr que la nuit va être agitée et que la petite douceur d’un sweet home va se faire regretter …

jeudi 28 janvier 2016

Happy New Year




 30 décembre 2015, nous arrivons à Bequia, (prononcer békoué) la plus grande île des Grenadines. Admiral Bay  fut autrefois un des points névralgiques de la marine anglaise. C’est devenu un haut lieux touristique : à l’entrée on serait tenté de rebrousser chemin devant les paquebots de croisière d’où débarquent des milliers de touristes.
 Heureusement ClubMed 1 est moins effrayant, et « Royal Clipper » un superbe 5 mâts à faire pâlir de jalousie le Black Pearl  de Pirates des caraïbes donne envie de nous poser ici quelques jours.



Plus près de la côte et occupant le moindre recoin, ce sont près de 400 voiliers qui s’entassent dans cet abris naturel, bien protégé de la houle, mais pas du   vent, de fortes rafales accentuées par l’effet venturi  nous obligent à avoir un bon mouillage. Alors que karacool  s’avance tranquillement au moteur un “boat boy“ ne tarde pas à nous rejoindre pour nous proposer  un “mooring buoy “, 60EC$ (dollar caraïbe) soit presque 20€ ! Les prix ont bien changé depuis mon premier passage en 1978….Un peu plus tard avec les formalités de douanes l’addition va s’avérer salée ! Mais bon on est en fin d’année, nous recherchions un endroit festif pour enterrer 2015 , alors laissons nous charmer !

A 3h00 de l’après midi, le soleil des tropiques nous brule les épaules, l’eau cristalline (on se demande comment) déploie sa palette de turquoise  et nous sommes  heureux de retrouver un peu d’agitation après ces quelques semaines plutôt cool !


Annexe à l’eau, nous nous dirigeons vers le ponton des annexes qui ressemble à un parking de supermarché une veille de nouvel an !
A peine débarqué la magie s’opère : on est plongé dans un « melting pot » hautement contrasté : pour la vue, marché de fruits exotiques  tenu par des créoles au grand sourire, marchés de bijoux artisanaux avec leurs vendeurs rasta, mais aussi étal de t shirt  bariolés made in china et boutiques de mode haut de gamme : pour les narines, senteurs d’épices et relents de crasse et enfin pour les oreilles, klaxon et pétrolettes devant des bars qui balancent de la musique pop….
Le touriste déambule, smartphone fixé sur sa perche « selfie», sous un arbre un peu à l’écart quelques locaux semblent se désintéresser de tout cela, une bière à la main et  une cigarette aux relents de marijuana.

                                 Bienvenue à Bequia….
Un peu plus loin, en bord de mer, des petites cases multicolores, encore des bars restaurants et enfin quelques belles demeures d’allure coloniale. Une petite corniche piétonne en béton a été construite pour préserver le passage, tout au bout, il reste encore quelques plages de sable blanc bordées de cocotiers …voilà le décors est planté .
J’avais le souvenir de cette escale mythique, en 1978, lors de ma transat : impossible de retrouver des repères, mais pourtant le charme est toujours là !



31 décembre 2015, nous avons réservé dans un de ces restaurants du bord de mer que Chantal a flairé avec justesse : les festivités ne commencent qu’à 21H30. On se fait un petit film dans le carré de Karacool avant de faire sauter un bouchon de champagne de Californie  et de sauter dans l’annexe… menu très correct et orchestre steel band  au programme.
 Minuit ! Coup de tonnerre, le feux d’artifice commence : Admiral Bay est en fête avec ses centaines de bateaux illuminés et le ciel zébré de scintillements multicolores. La fête continuera pour nous jusqu’à 3h du mat  en sirotant des Pina Colada et en se trémoussant aux rythmes du regae   L’ambiance est toujours là.


                                               ! HAPPY NEW YEAR !


 C’est notre premier réveillon sur Karacooll. Lors de notre  premier repas de 2016, en tête à tête, Chantal et moi  avions une pensée émue pour notre famille et nos amis, si loin de nous. Sachez que nous ne vous oublions pas et que nous vous aimons tous très fort.

Nous attendons avec impatience le 30 juillet  pour se retrouver, avec tous ceux qui le pourront, au mariage d’Antoine et Solène.