Le scoop était affiché sur Facebook : « karacool prêt pour un nouveau départ »… une fuite du systeme hydraulique de barre a bien failli nous faire mentir !
Heureusement les
pièces de rechange sont disponibles sur place : il me faudra quand même
une bonne journée pour remplacer cette sacré durite de 3,5 de long, je vous
passe les détails….; une fois les pleins de gazoil et de bières (très
important) , nous larguons enfin les amarres de la marina Manglar del Rio
sous les adieux de nos amis Michel et Nathalie.
Mais bon, nous ne
sommes pas des marins d’eau douce, et après cet arrêt forcé de presque 8 mois, nous avons juste besoin
d’aller naviguer….
Pour rejoindre la
mer, il faut suivre la passe, un étroit chenal d’environ 1 mille de long mais
dont la profondeur n’excède pas 1,9m ; à 3 nds de vitesse, un œil sur la
trace à suivre, un œil sur le sondeur, notre tirant d’eau est de
1, 3m ; la tension est palpable lorsque Chantal annonce 1,7…1,6…1,5….
ça remonte : 2m, OUF, ! On est
passé !
Le bleu de l’eau,
le bruit du clapot, l’odeur de la
brise, les mouvements, rien n’est plus
pareil : nous sommes en mer ! Coup d’œil sur les instruments, 10 à 15
nœuds de vent , nous hissons les voiles et Karacool se déhale…4,nds, 6nds,
8nds,…. 10nds ! OUHAAAA
Ces premières minutes de navigation étaient
attendues depuis longtemps: comment allait se comporter le bateau avec sa
nouvelle quille et son nouveau safran ?
Cool, génial, une vraie bonne sensation ; en fait il y a un petit
quelque chose que nous avions oublié : il a retrouvé un peu de
jeunesse !
Quelques problèmes
par contre avec l’équipage…. qui, lui, a un peu perdu la main et cafouille dans les manoeuvres….aurait il pris un coup de vieux ?
Nous avons un peu
moins de 150milles à faire jusqu’à notre première escale, mais c’est en
principe vent debout ; de plus il n’est pas conseillé de trop s’approcher
des côtes du Honduras, ….quelques histoires de pirateries ont été rapportées.
Nous commençons à
tirer quelques bords ; à l’approche de la nuit nous prenons un ris (comme
toujours par sécurité) même si le vent ne monte pas trop ; cette
nuit, il aura même tendance à mollir et à rester en plein dans le nez ! Résultat, en 6 heures
nous n’avons pas fait le quart de la distance à parcourir, soit à peine 30
milles….
Heureusement les 2
moteurs diesels répondent présents et ils vont nous mener jusqu’à Utila :
nouveau record de 130miles en 26h pour Karacool ! (ne le répétez pas).
Dans ma matinée nous avançons sur une mer huile et les reflets sont de toute beauté; quelques clichés pour les amateurs....
| Karacool et son nouveau poste de barre bien protégé, même plus peur des grains! |
Nous sommes aux
« Islas de la Bahia », au Honduras: Utila, Roatan et Guanaja. Découvertes
par Christophe Colomb, elles ont subi l’influence Britanique jusqu’en
1859 ; comme à Livingston au Guatemala, leur population est issue des
Garifunas (un métissage d’esclaves marrons et d’autochtones des Caraïbes) . On
y parle un anglais créole absolument incompréhensible pour nous….
Si la première des
iles abordée, Utila, était peu
fréquentable, la deuxième, Roatan nous a semblé très touristique avec une foule
d’américains qui débarquent des paquebots de croisière et envahissent les
meilleurs sites : pas vraiment ce que nous recherchons…! Nous resterons quand
même une dizaine de jours à French Cay un lagon bien agréable, histoire de
retrouver nos habitudes sur notre sweet home.
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| lancha, cote sud de Roatan, encore des lumières de ouf |
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| Entre Roatan et Guanaja, Pigeon Cay était bien tentant....mais le mouillage de nuit n'était pas raisonnable... |
A Guanaja, nous retrouvons
un calme et une ambiance paisible qui rappellent un peu les
Caraîbes…(d’ailleurs ils la surnomment "the last paradise of the Caribbean
»); et c’est vrai que cette ile d’à peine 15 km de long avec son lagon tout
autour est un endroit qui semble préservé du tourisme et de la
foule . Ici, nous coulons des jours heureux en alternant baignades,
escapades en annexe dans le lagon (un chenal permet de passer de l’autre
coté de l’île), petites marches insolites dans une montagne presque
vierge : partout les habitants nous font un petit signe et nous gratifient
d’un « Benvenitos ! »
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| Entrée du chenal qui permet de traverser l'ile de la cote sud à la cote cote nord |
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| le chenal, mais uniquement pour les bateaux à moteur... |
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| et d'acceder à cet immense lagon et ses plages uniquement accessibles par la mer |
Curieusement, les 9/10 de la population, soit
6000 habitants, n’occupent qu’un petit ilot , la ville de Bonacca : avec ses
canaux et ses ruelles minuscules, c’est en fait une « Venise » des
Caraîbes; on y trouve à peu près tout pour l’avitaillement et surtout le
sourire de cette population locale qui est très fière de son ile!
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| El Bight, superbe mouillage pour Karacool |
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| Bonacca, la Venise des Caraïbes |
Il reste encore un
peu de temps pour la lecture et aussi les apéros sur les bateaux copains ou les
quelques maisons d’hôtes toutes aussi surprenantes…. Tels le
« Manati » tenu par des allemands et ou encore Mi Casa Too , où les
colibris font le spectacle.
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| El Manati |
On attend donc une
météo favorable pour tracer les 300milles vers le NE qui nous séparent des Iles
Cayman; au pire il nous faudra remonter sur Cuba pour ensuite redescendre…. mais
ce sera une autre page de blog, et puis on vous le redit, « on a
juste besoin de naviguer » !
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| premiers snorkeling... |
PS: petits changements pour le look du blog...on attends vos commentaires
Vous voulez une photo satellite de notre lieu de mouillage? cliquez sur le lien "où se trouve Karacool?





















