dimanche 30 novembre 2014

C'est parti!


15 h00, c’est à 15h que la mise à l’eau est programmée en ce jour du 21 novembre . Il est 14H00, le check up des choses à faire défile dans la tête…une petite boule noue l’estomac ; nous avons pris le temps de déjeuner avec Gaêl, Alice et leur petite fille Zoé. Il pleuvait depuis midi, le ciel laisse présager une belle éclaircie et c’est de bonne augure !
...débrancher l’alimentation de 220, sortir les pare battages, préparer les haussières, hisser les pavillons, brancher les batteries moteur….cool man ! tout a été pensé et repensé, ça va le faire.
Défilent dans la tête les travaux réalisés depuis 1 mois maintenant et les évènements des derniers jours et surtout cette mise à l’eau avortée lundi dernier…. Et oui les photos de notre mise à flot qui circulent sur facebook ne nous ont permis que de tremper les jupes arrière ; le moteur tribord n’a pas voulu démarrer : démarreur HS ! remontée de Karacool et retour à la case départ ; petit incident lors de la manœuvre, on racle la quille bâbord : grosses frayeurs, on s’aperçoit que le fond de la quille tribord est sans aucune protection et ce depuis longtemps, que le bois a un sale aspect vermoulu et que des tarets (mollusques du bois) se sont invités ….
Bref 2 gros problèmes , mais on est content que ça nous arrive ce jour , ce faux départ est une chance !
Nous sommes en Afrique , je vous l’avais dit dans ma première page : en 1 h on trouve le petit réparateur improbable qui va nous refaire un démarreur tout neuf pour l’équivalent de 120€ en 4h00 de travail ; génial !
Contact par l’intermédiaire de Patrick avec le chantier constructeur pour les quilles : en fait ce sont les brions, ces appendices qui servent de martyr en cas de talonnage (et oui ça peu arriver), qui sont endommagés mais rien de grave ni préjudiciable à la structure du bateau. Un bon ponçage, de la résine époxy, un peu d’antifouling et c’est comme neuf !

Au total 4 jours de tension, d’angoisses et finalement de soulagements  qui font que maintenant il faut y aller, on n’a plus aucune raison d’attendre ; le week-end arrive, on va pas encore s’endormir avec les sonos à fond la caisse des fêtards de Trinidad !

Chantal met un peu les freins, cherche inconsciemment un petit truc qui pourrait nous faire encore retarder la mise à l’eau ; même Gaêl qui s’était proposé de nous accompagner la première fois, déclare forfait ce jour : on va être seuls à bord.

15h00 précise, Karacool s’ébranle sur son chariot, le slipway est à peine à 100m, le ciel est dégagé, une petite brise de terre nous poussera naturellement à l’eau ; un passant lève un pouce admiratif : « nice boat ! » me lance-t-il,  quelques badauds nous regardent…il n’en fallait pas plus pour qu’un petit frisson de plaisir et de fierté me fasse  oublier toute appréhension ; les moteurs s’ébrouent au quart de tour, la chaine se relâche, Karacool se glisse doucement et effleure la surface de l’eau , marche arrière lente, demi tour sur place, marche avant, c’est parti !












vendredi 7 novembre 2014

Trinidad

Karacool et sa nouvelle immatriculation

nouvelle table à carte rénovée

on pose les nouveaux coussins du carré

Karacool et son nouvel antifouling et retouches de peintures sur la coque

Me voila plongé dans l’ambiance bateau depuis un peu plus de 15 jours; Chaguaramas, Chantier Powerboat, regroupe environ une centaine de bateaux  venus reposer pour quelques mois pour travaux ou retour au pays; on y rencontre donc des navigateurs de partout et de tout types, du superbe yacht à moteur au petit voilier de vagabondage qui n’ira sans doute plus très loin et qui prend racine au chantier; le site est assez immense avec toutes les commodités: chip chandler, sanitaires et loundry, tous les corps de metier du bateau sont sur place , une boutique et surtout un bar restaurant. il y’a aussi énormément de bateaux de pêche et loisir appartenant à des locaux qui se font les sorties le week end.
Trinidad c’est un peu l’Afrique, des black plutôt souriant, avec la nonchalance un peu déroutante chez nous occidentaux.
tout est possible « tomorrow » , il faut voir le rythme de travail: arrivée 9h00 , démarche traine savates, écouteurs vissés sur les oreilles (la musique est partout), on s’assoit à l’ombre du bateau ; le boss arrive un peu plus tard et donne les directives; palabres, qui fait quoi, qui va chercher quoi.. on commence à s’y mettre vers 10h30 11h00; midi c’est la pose; reprise vers 13H00 pour les plus courageux; l’apres midi est un un peu plus animé et avec un peu plus d’entrain; ça palabre encore et surtout en rigolant et on y reste jusqu’à 4 à 5 heures sauf plus si c’est nécessaire.. et c’est là que c’est important; j’avais fixé un impératif de réalisation des travaux et les premiers jours je me maudissais d’avoir accepté le deal; c’est pas possible que ces guy (c’est comme ça qu’on appelle tout le monde içi) puissent terminer et faire correctement ce qui a été demandé…et pourtant au bout du compte , et ben... le compte est bon!

hier j’ai rencontré un Français qui a tout largué depuis 2 ans et qui adore Trinidad; ayant vécu à Abidjan il se retrouve chez lui et trouve beaucoup de qualité à cet état, parent pauvre des caraîbes  et très peu fréquenté par les touristes;pour lui c’est le bonheur sur ces grandes plages du nord, colonisées le week end par les locaux qui comme à la reunion débarquent en famille avec leur carry local et te proposent de le partager. autre vision que  celle des ricains que j’ai rencontrés il y a une semaine qui m’avaient recommandé de ne surtout pas aller dans le nord, au risque de me faire trancher la gorge!

Enfin voilà, ce soir vendredi on se prépare à la grosse fête du week end; soirée disc jochey au restaurant, clim à fond bien appréciée après la chaleur de la journée, j’en prends plein les oreille, la tele 6 diffuse du cacth; à ma droite un groupe de blancs ecluse des litres de carib (biere nationale des caraibes, un peu mieux que notre dodo) à ma gauche une couple black avec un top model cuisses découvertes qui sirote de pina colada, 2 billards enchainent le parties avec de joueurs plutot top; le bar est maintenant déserté, les groupes ont migré vers l’extérieur ou un barbecue est installé aux abords d’un ponton; car bien sûr nous sommes au bord de la mer: en face de nous une cinquantaine de bateaux au mouillage; un peu à gauche un quai avec un énorme porte conteneur dont le bruit des ventilateurs résonnera toute la nuit; au large une île qui regroupe quelques villas de style "maison bleu accrochée à la colline » et au loin quelques arbres de noel symbolisant les plateformes pétrolières… car trinidad est assez riche..!

La sono monte d’un cran et aborde des rythmes de beguine; tout le monde se trémousse un peu …bientôt 10H00 du soir mon ordinateur ne semble géner personne ... ,je vais rejoindre  la tranquillité de karakool et profiter d’un repos bien mérité après cette journée car demain jai du boulot!
le frigo a une sale gueule mais il va repartir

le fond de coque été décapé et recouvert de peinture epoxy
refection de l'embase de l'arbre d'hélice bâbord

voilà comment il a fallu sortir le joint autolub de l'arbre bâbord


Melvyn Joseph, ferronerie en tous genres, il me fera le siege de barre;